La connaissance de soi est au cœur même de la redécouverte de son identité afin d’être soi-même. Cela va de soi : comment être soi-même si on ne se connaît pas ?
L’importance de la connaissance de soi
Se connaître, savoir qui nous sommes, est la base pour être heureux et vivre dans l’épanouissement. Apprendre à se connaître permet d’avoir davantage confiance en soi et de prendre conscience du potentiel enfoui en nous. Ainsi, on acceptera mieux nos faiblesses et on apprendra à s’aimer comme tel.
Comme expliqué dans l’article de bienvenue, ne pas avoir été authentique m’a valu plusieurs expériences douloureuses dans le passé qui auraient pu être évitées.
En effet, ne pas être soi-même nous pousse à vouloir être quelqu’un d’autre, et in fine, on développe une très faible estime de soi car on pense qu’on est ne vaut rien. En fait, parce qu’on ne sait pas qui on est, on n’a pas conscience de notre véritable valeur.
Beauty begins the moment you decide to be yourself
Coco Chanel
Or, à l’origine, chaque être humain a été parfaitement créé. Nous avons tous été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est parfait, l’œuvre de Ses mains est parfaite, et lorsqu’Il crée une chose, Il ne fait aucune erreur. Partant de cette vérité, dès l’instant où on ose être nous-mêmes, notre véritable beauté se révèle au grand jour. Sur ce point, Coco Chanel disait vrai !
Mais quelles sont ces choses qui nous empêchent de savoir qui nous sommes véritablement et qui nous empêchent de nous aimer à notre juste valeur ? Parcourons ensemble 4 obstacles à la connaissance de soi (liste non-exhaustive !).
Les 4 obstacles à la connaissance de soi
1. Les clichés des genres (hommes/femmes)
« Une vraie femme doit être féminine »
« Un vrai homme doit être grand et barbu »
« Une vraie femme doit être belle sur elle tous les jours »
« Un vrai homme doit être riche »
Généralement, les personnes qui nous ont dit ces choses ne font que répéter ce qu’elles ont entendu dans leur environnement. Ces phrases, qui tentent de dicter comment doivent ÊTRE un homme ou une femme se sont répandues de générations en générations, ont été créées par des êtres humains et se sont répandues dans la société d’aujourd’hui. Quelle tragédie !
Le problème dans ces affirmations, c’est qu’elles nous forcent à être tout SAUF qui nous sommes réellement, nous forçant à entrer dans un moule qui ne nous correspond pas nécessairement. Et lorsque l’on n’y entre pas, on développe des complexes d’infériorité et une très faible estime de soi. Si l’on accepte ces dires, on place notre identité (et donc notre valeur) sur ce qu’impose la société, lui donnant le droit et le pouvoir de définir qui nous sommes, sachant qu’elle ne nous a pas créés. Toutefois, elle a la redoutable capacité de nous façonner, ceci en imposant une pensée commune. Mais sur quoi est basée celle-ci ? Telle est la question…
Entendons-nous : ce n’est pas une mauvaise chose d’être riche, d’être féminine, d’être grand etc. Mais ce n’est pas une norme en soi, car tout homme ou toute femme n’est pas paramétré pour cela. Nous avons tous notre background, notre éducation, notre tempérament, et notre personnalité qui ne font pas de nous des personnes moins hommes ou moins femmes que d’autres.
Au commencement, Dieu nous a parfaitement créés. Et parce qu’Il nous a créés à Son image, c’est-à-dire avec Sa nature, on devrait retrouver en chaque être humain des vertus (que l’on apprécie tous) telles que la bonté, la générosité, la fidélité, la bienveillance, etc.
2. Les possessions
« J’ai telle voiture »
« J’ai le dernier iPhone »
« J’ai 3 appartements »
« J’ai la dernière paire de Nike »
Cet obstacle consiste à croire que ce qu’on possède définit qui nous sommes, nous donne de la valeur, nous rend meilleur que les autres. Et dans toutes ces choses, la génération réseaux sociaux nous fait beaucoup de mal. En effet, le “m’as-tu-vu” pousse plusieurs d’entre nous à développer le syndrome de l’objet brillant (= recherche constante et permanente de la nouveauté au lieu de se contenter de ce que l’on possède déjà).
Dans ce cas de figure, on recherche constamment notre valeur, approbation et validation dans des choses matérielles, croyant que celles-ci nous rendent plus ou moins importants par rapport aux autres. J’ai entendu une personne dire qu’avoir un complexe d’infériorité était une forme d’orgueil, car le jour où tu possèdes la chose qui selon toi te rend inférieur, tu te sentiras supérieur face à ceux qui ne possèdent pas cette chose. Or, as-tu déjà pensé à ce que tu serais si tu perdais ces possessions ? Aux yeux de Dieu, ta valeur ne changerait pas d’un iota. Ce qui est malheureux, c’est que nous n’en avons absolument pas conscience…
3. Les accomplissements
« J’ai fait 5 fois le tour du monde »
« Je parle 7 langues »
« J’ai 6 diplômes »
« J’ai créé mon business »
« Je suis marié »
Parfois, quand notre entourage nous dit ces phrases, on fait le point sur notre vie et on se demande où on en est En ce sens, beaucoup de personnes pensent qu’elles sont « arrivées » lorsqu’elles ont accompli ces choses. Encore une fois, on peut facilement développer des complexes d’infériorité lorsque nous n’avons pas accompli certaines de ces choses. Mais la véritable question est la suivante : qui a dit/où est-il écrit qu’accomplir ou ne pas accomplir telle ou telle chose définissait qui nous sommes ? Plusieurs personnes qui ont accompli des choses que tu désires tant rêveraient d’accomplir des choses que TU as accomplies ! En réalité, ces choses varient d’un individu à un autre et ne définissent en aucun cas qui nous sommes.
Le besoin d’accomplissement est juste et légitime : Maslow avait vu juste au sujet des besoins des êtres humains ! La question est : faut-il mettre sa valeur dans nos accomplissements ? Selon moi, c’est là qu’intervient l’importance de connaître le but de sa vie, car lorsqu’on ne le connaît pas, on a tendance à regarder les exploits d’autrui, sans savoir que des belles œuvres nous sont également réservées.
Ephésiens 2 :10 “Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions.”
Il y a des œuvres (des accomplissements) qui sont préparées d’avance pour chacun d’entre nous, qui n’attendent qu’à être découvertes et pratiquées par personne d’autre que…nous. 🤷♀️ Ainsi, on sera parfaitement épanouis et on ne sera plus jaloux ou complexés, car on connaîtra notre mission spécifique. Toutefois, bien que ce soit une merveilleuse nouvelle, notre identité ne se définit pas dans ce que nous sommes en mesure d’accomplir sur Terre.
4) La culture
Peut-on en parler ?? 🔊 Avant d’aller plus loin, il faut savoir que je suis française, d’origine camerounaise, née et grandie en France (Normandie). Voici les remarques auxquelles j’ai fait face :
« Les femmes noires doivent savoir coiffer »
« Les vrais noirs savent cuisiner des plats africains »
« Les noirs doivent savoir parler la langue de leur ethnie »
Chacun peut, je pense, l’adapter à sa propre culture !
Mon identité culturelle a été, pendant très longtemps, difficile à accepter dans le sens où quand tu es en France, on te stigmatise comme venant d’ailleurs, et quand t’es dans ton pays d’origine (Cameroun pour moi), on te considère comme venant d’ailleurs également.
Or, on ne choisit pas notre pays de naissance et ni la culture dans laquelle on grandit (ce qui inclut la langue, les expressions, les plats, etc). Mais qui les a choisies pour nous ? Dieu. Quand on regarde la vie de Jésus, c’est Dieu le Père qui a décidé où Il devait naître. C’est ainsi que le grand Jésus, sauveur de l’humanité est né dans une étable au milieu des animaux. Pas glamour, n’est-ce pas ? 😅 Et pourtant, ça n’a pas défini qui Il est, au contraire, on parle encore de Lui 2000 ans après Sa mort !
Où se trouve donc notre réelle identité ?
Aujourd’hui j’aimerais te poser cette question : dans quoi places-tu ton identité, et donc, ta valeur ? Est-ce dans ton physique, ton argent, ton travail, ta famille ? Ces obstacles que nous avons cités plus haut ne sont pas mauvais en soi. Il est bon d’avoir des possessions, d’avoir un sentiment d’accomplissement, etc.
La bonne question à se poser est : penses-tu que cela te définit ? Pour apprendre à se connaître, assurons-nous placer notre identité (notre « être ») là où il faut.
Il faut être avant de faire, et faire avant d’avoir.
Notre valeur doit être placée dans ce que l’on est, et non dans ce que l’on fait ou possède. “Je suis celui qui suis” : c’est la réponse que Dieu a donnée à Moïse lorsque ce dernier lui a demandé Son nom. (Exode 3:14), ce qui nous démontre combien connaître notre être (notre « je suis ») est primordial !
On comprend alors que ne pas accomplir ceci ou ne pas posséder cela ne fait pas de nous des personnes plus ou moins importantes que d’autres. Dans cet article, j’aimerais t’aider à changer de mindset par rapport à l’image que tu as de toi-même, et te dire que ta valeur se trouve dans ce que tu es. La question alors est : qui es-tu ? Dans le prochain article, on parlera de la découverte de soi, de qui on est réellement.
Exercice pour apprendre à se connaître
Dans cette 1ère étape dans la connaissance de soi, tu peux faire cet exercice :
- Identifier les obstacles à la connaissance de soi dans lesquels tu t’es retrouvé.e plus haut
- Identifier l’origine de ces obstacles (paroles des parents, amis, école…)
- Remplacer ces paroles entendues par des paroles puissantes et positives, et méditer sur celles-ci
- M’écrire en commentaire quand tu l’auras fait
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Cela te permettra de prendre conscience des schémas de pensées erronés nourris depuis tant d’années (par lesquels nous sommes tous passés, rassure-toi!), et surtout de réaliser que tu n’es pas une erreur, tu n’as pas un problème.
La connaissance de soi : que retenir ?
At the end of the day, on ne pourra jamais empêcher quelqu’un de penser ce qu’il pense, ou de dire ce qu’il dit. Autrement dit, ces phrases clichés qui sont des obstacles dans la connaissance de notre être continuerons probablement de parcourir les générations. Alors le plus simple, au lieu de chercher à changer la mentalité des gens, concentrons nos efforts afin de changer la nôtre.
Quelqu’un a dit : « Ce que tu es parle si fort qu’on n’entend plus ce que tu dis ». En d’autres termes, ce que nous sommes (notre être) a une voix qui a la capacité d’impacter positivement notre environnement.
Ces mots sont donc une invitation pour ne laisser AUCUN être humain définir qui tu es. Lui-même a ses traumas et cherche à savoir qui il est : cela paraît donc insensé qu’une autre personne dans de telles conditions puisse nous définir, right ? Ce que les autres pensent de toi ne changera pas qui tu es véritablement. C’est ce que tu penses de toi qui fait toute la différence. Ce parcours n’est pas évident, mais petit à petit on apprendra sur ce blog à se détacher du regard des autres et à changer de mindset.
Sache une chose qui est certaine : à l’origine, tu as été parfaitement créé.e, et cela, rien ne pourra le changer !
With love,
Crescence



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